French News: Avis pfp: “Le charme de la période de spéculation”

Source: Boerse Frankfurt6. Mai 2019. FRANKFURT (Avis du pfp). La faction FDP est sérieuse: dans une prise de position (pour nous) sur la création de richesse, elle appelle à l’exonération fiscale des plus-values ​​après une période de détention de cinq ans. Le document, élaboré par Frank Schäffler, a été adopté à l’unanimité par le groupe parlementaire et devrait être présenté au Bundestag dans les prochaines semaines. Cela devient enfin concret, ce que les représentants du FDP, comme Christian Lindner, n’ont pour l’instant rendu vague que dans les discours de campagne électorale ou lors de réunions de banques. Même si la situation actuelle de la majorité au Bundestag rend une réalisation improbable: cela ne doit pas rester ainsi et si le FDP se voyait confier la responsabilité du gouvernement, il pourrait prouver qu’il tient vraiment à sa proposition et pas seulement à un spectacle. En conséquence, les libéraux ont mis en discussion l’introduction d’une période spéculative pour les gains de prix, autrement dit: leur réintroduction. Les investisseurs expérimentés se souviendront bien: il y avait eu une période spéculative auparavant et leur élimination n’était pas si longue en termes de durée. Lorsque j’ai vendu mes premières actions en bourse, le délai était de six mois. Comme les gains sur disposition restaient exempts d’impôt à la fin de cette période, j’ai, comme beaucoup d’autres investisseurs, scruté toutes les ventes possibles, qu’il soit plus avantageux de vendre immédiatement les actions et de payer les impôts sur les bénéfices réalisés ou accumulés. “sauver” la fin de la période spéculative afin de pouvoir la récupérer ultérieurement en franchise d’impôt. En 1999, la période de spéculation sur les actions a été étendue à douze mois, ce qui a peu modifié le principe de base. Ce n’est qu’au tournant de l’année 2008/09, il y a une dizaine d’années, que la grande marque est venue: la période de spéculation de plusieurs années a été remplacée par la retenue à la source finale. Pour toutes les actions ou fonds d’actions acquis après le 1er janvier 2009, une imposition uniforme de 25%, majorée de la surtaxe de solidarité et, le cas échéant, de la taxe paroissiale, est appliquée, ce qui se traduit par une charge totale d’environ 26,4% à près de 28%. Après tout, le législateur a garanti les droits acquis pour toutes les actions et tous les fonds d’actions acquis avant 2009. Ce que cette promesse des politiciens valait, ne le montrait que huit ans plus tard: rien. Avec un tour de passe-passe bon marché, le législateur a mis à profit la clause de maintien des droits de ces “anciennes actions” sans plus tarder, déclarant que toutes les anciennes actions du 31.12.2017 et réputé avoir été récupéré le 1.1.2018. Grâce à cette manoeuvre scandaleuse, toute plus-value réalisée depuis 2018 (hormis une déduction fiscale) sera automatiquement soumise à une retenue à la source, même si les citoyens, confiants dans la validité des promesses de contributions politiques, conservent les actions ou les fonds en retraite depuis de nombreuses années. Si la nouvelle proposition de FDP devenait loi, elle deviendrait en quelque sorte le “rôle en arrière”: la période spéculative serait réintroduite, avec toutefois un délai beaucoup plus long. Personnellement, je sympathise avec cette extension; même avec une période spéculative de dix ans, je pourrais bien vivre. Quiconque souhaite économiser sur des actions ou des fonds d’actions, par exemple pour la retraite ou l’accumulation d’actifs, doit de toute façon avoir au moins un horizon de placement de cinq ans ou mieux à dix ans. Par contre, quiconque veut spéculer sur les actions à court terme ne doit pas être taxé à mon avis. Mais pour ceux qui veulent prendre leur destin financier entre leurs mains et qui ne veulent pas mettre leur argent sur la table, les législateurs devraient ouvrir la voie et au moins fixer de petites incitations. Et si les politiciens gémissent désormais systématiquement pourquoi les “capitalistes” devraient être favorisés par l’impôt: cette innovation aide uniquement les “petites personnes”, qui ne peuvent mettre que 50 euros par mois de côté, en raison de leur capital limité, ils dépendent d’investissements très rentables et ne peuvent donc pas éviter les investissements en actions à long terme. Une période de spéculation de cinq ans me semble donc être un bon compromis: sa mise en place inciterait davantage les investisseurs à long terme à prendre des dispositions pour l’épargne vieillesse, mais les commerçants à court terme ne feraient aucun bien. Et cela pourrait faire comprendre à de nombreux citoyens que les actions (fonds) ne sont pas des atouts à jouer pour les riches, mais des atouts pour créer de la richesse pour tous. par Christoph Frank6. Mai 2019, © Deutsche Börse AG

À propos de l’auteurChristoph Frank est l’associé directeur de pfp Advisory GmbH. Avec son partenaire Roger Peeters, l’expert actif sur le marché boursier allemand depuis plus de 20 ans, gère le DWS Concept Platow (WKN DWSK62), un fonds de sélection d’actions lancé en 2006 et attribué à plusieurs reprises. Plus d’informations sur www.pfp-advisory.de. Frank écrit régulièrement pour la bourse de Francfort.Cet article reflète l’opinion de l’auteur et non celle des rédacteurs en chef de boerse-frankfurt.de. Son contenu est sous la seule responsabilité de l’auteur.

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