Graphique de la semaine : les différents scénarios de la croissance en Afrique subsaharienne

Source: IMF – News in French

le 13 décembre 2018
Villageois de la communauté minière de Moruleng en Afrique du Sud. Les pays d’Afrique subsaharienne voient leur croissance économique s’accélérer quand ils comptent moins sur les produits de base et davantage sur les investissements non associés aux ressources naturelles. (Photo : SIPHIWE SIBEKI/Reuters/Newscom)
L’évolution du taux de croissance économique en Afrique au cours des dernières années comporte plusieurs scénarios, généralement influencés par le degré de dépendance à l’égard des produits de base. Notre graphique de la semaine montre que plus l’économie d’un pays dépend des produits de base, plus elle subira les effets du choc de 2014 sur ces produits. Il est également évident que plus le choc est puissant, plus la reprise est difficile.
La croissance moyenne en Afrique subsaharienne devrait atteindre environ 3,1 % en 2018, contre 2,7 % en 2017. Cependant, l’ensemble de la région cache un éventail de situations différentes.
Avant 2014, la région a connu une période soutenue de forte croissance (5,6 % en moyenne entre 2000 et 2013) grâce à de profondes réformes structurelles et à des conditions extérieures très favorables. Depuis le choc sur les cours des produits de base en 2014, la vie est devenue difficile dans de nombreux pays. La croissance régionale a chuté à 1,4 % en 2016, son plus bas niveau en plus de deux décennies.
Les pays ont vécu ce choc et la reprise qui a suivi de manière très différente. La plupart des pays exportateurs de pétrole, notamment l’Angola et le Nigéria, sont entrés en récession après 2014, ce qui se traduit par un plongeon spectaculaire en V dans le graphique. Les conditions de vie dans d’autres pays riches en ressources, comme le Ghana, l’Afrique du Sud et la Zambie, sont également difficiles en raison de la chute des prix de l’énergie et des métaux, et de l’incertitude entourant l’action gouvernementale.

Depuis lors, la légère pente ascendante dans le graphique montre que les pays riches en ressources connaissent une certaine reprise, mais toujours en deçà des niveaux atteints avant 2014. La dynamique de croissance s’est particulièrement renforcée pour les pays exportateurs de pétrole, principalement le Nigéria, tout en restant modérée en Afrique du Sud. Entretemps, quelques pays continuent de faire face à des problèmes de sécurité qui leur font payer un lourd tribut humain et économique. Un tiers de la population de l’Afrique subsaharienne vit dans des pays où le PIB par habitant a chuté en 2017 et devrait encore diminuer en 2018 et 2019.
En même temps, les pays pauvres en ressources ont continué d’afficher une forte croissance, environ 6 % en moyenne, malgré un léger fléchissement après 2014. Cela s’explique en partie par leurs investissements dans les infrastructures publiques, une bonne saison agricole, l’amélioration du climat des affaires et l’impact positif de la baisse des cours du pétrole.
Pour ce qui est de l’avenir, une fois de plus, les perspectives sont inégales. À moyen terme et avec les politiques actuelles en place, la croissance devrait augmenter pour atteindre environ 4 %, soit 1,5 % par habitant, un taux respectable mais pas suffisant pour permettre à la région d’exploiter pleinement son dividende démographique, comme l’illustre le graphique ci-dessous. La région doit stimuler sa croissance pour créer 20 millions d’emplois supplémentaires par an, nécessaires pour absorber les nouveaux arrivants sur les marchés du travail.

De manière générale, la plupart des pays d’Afrique subsaharienne devraient connaître une croissance nettement inférieure à celle attendue dans les pays d’autres régions ayant des niveaux semblables de revenu par habitant. C’est le cas de plusieurs grands pays, dont le Nigéria et l’Afrique du Sud, qui devraient voir leur revenu réel par habitant baisser ou stagner à moyen terme.
Par contre, plusieurs pays, dont l’Éthiopie, le Sénégal et la Tanzanie, devraient voir leur revenu par habitant augmenter plus rapidement que l’on ne s’y attendrait compte tenu de leur niveau de revenu attribuable en partie à de solides investissements publics.
Afin de protéger la reprise et de créer suffisamment d’emplois pour que la région puisse exploiter pleinement son dividende démographique, elle devra réaliser une croissance forte, durable et inclusive. Pour y parvenir, elle devra renforcer la résilience et faciliter la réaffectation de la main-d’œuvre et du capital dans des secteurs plus productifs.

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Le conseil d’administration du FMI achève les quatrièmes revues des accords au titre de la facilité élargie de crédit et du mécanisme élargi de crédit en faveur de la Côte d’Ivoire, et approuve un décaissement de 133.7 millions de dollars

Source: IMF – News in French

le 13 décembre 2018
Les perspectives économiques du pays restent robustes, avec une croissance projetée à environ 7½ % en 2018–19.
Le déficit budgétaire devrait converger vers la norme régionale de l’UEMOA de 3 % du PIB en 2019.
Le programme vise à atteindre une position viable de la balance des paiements, à renforcer la mobilisation des recettes intérieures, à assurer la viabilité de la dette, ainsi qu’à favoriser une croissance inclusive et la réduction de la pauvreté.
Le 12 décembre 2018, le conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a achevé les quatrièmes revues de l’accord au titre de la facilité élargie de crédit (FEC) [1] et de l’accord au titre du mécanisme élargi de crédit (MEDC) [2] en faveur de la République de Côte d’Ivoire. L’achèvement de ces revues permet de décaisser immédiatement 96,786 millions de DTS (environ 133.7 millions de dollars).
Les accords FEC/MEDC sur trois ans, qui prévoient un accès total aux ressources de 650,4 millions de DTS (environ 898.4 millions de dollars, ou 100 % de la quote-part de la Côte d’Ivoire), ont été approuvés par le conseil d’administration du FMI le 12 décembre 2016.
À l’issue des débats du conseil d’administration, M. Furusawa, président par intérim et directeur général adjoint, a prononcé la déclaration ci-après :
« La Côte d’Ivoire met en œuvre un programme de politiques macroéconomiques et de réformes structurelles visant à maintenir une croissance forte, assurer la stabilité macroéconomique, diminuer la pauvreté et promouvoir l’inclusion. Le pays a obtenu des résultats satisfaisants dans le cadre de son programme appuyé par le FMI, particulièrement pour ce qui a trait à l’achèvement des critères de performances. Des progrès ont également été réalisés dans la conformité avec les repères structurels, même s’il y a encore des efforts à faire. Avec la mise en œuvre déterminée de politiques économiques et des réformes structurelles saines, on peut s’attendre à ce que les perspectives à moyen-terme demeurent robustes.
« Au niveau des finances publiques, l’objectif de déficit budgétaire visé par le programme en 2018 est réalisable, et les autorités ont réaffirmé leur engagement à atteindre la norme régionale de l’UEMOA de 3 % du PIB pour le déficit en 2019. Ceci nécessitera des mesures supplémentaires d’accroissement des recettes et de limite des dépenses tout en préservant les dépenses pro-pauvres. Concernant le financement, la nouvelle stratégie des autorités en matière de gestion de la dette envisage un mélange à parts égales de sources de financement en devises nationale et étrangères. Dans ce contexte, une politique d’emprunt prudente requiert une évaluation minutieuse des coûts et avantages des nouveaux prêts pour que la trajectoire de la dette de la Côte d’Ivoire demeure viable. Renforcer la gestion des finances publiques et de la dette demeure essentiel au maintien de la viabilité de la dette.
« Les autorités entendent persévérer dans la mise en œuvre de leurs réformes structurelles visant à renforcer l’administration fiscale et la gestion des finances publiques, améliorer le climat des affaires, promouvoir une croissance inclusive, et consolider la stabilité du secteur bancaire. Les autorités visent également à améliorer l’appareil statistique de la Côte d’Ivoire de manière à asseoir leurs décisions de politiques économiques sur des informations de meilleure qualité. »
 
Côte d’Ivoire: principaux indicateurs économiques: 2015–20

2015

2016

2017

2018

2019

2020

Est.

Projections

(Variations annuelles en pourcentage, sauf indication contraire)

Revenu national

PIB à prix constants

8.8

8.0

7.7

7.4

7.5

7.2

Déflateur du PIB

3.1

-1.1

-1.7

0.4

1.1

1.8

Indice des prix à la consommation (moyenne annuelle)

1.2

0.7

0.8

1.7

2.0

2.0

Secteur extérieur (francs CFA)

Exportations de biens, f.à.b., à prix courants

8.2

-7.0

8.0

16.7

8.6

7.6

Importations de biens, f.à.b., à prix courants

12.6

-8.5

18.2

21.6

8.7

8.3

Opérations de l’administration centrale

Total recettes et dons

18.9

6.6

8.0

8.2

9.3

10.0

Total des dépenses

21.8

12.2

9.9

5.9

5.0

9.5

Monnaie et crédit

Monnaie et quasi-monnaie (M2)

17.3

10.1

8.8

11.0

11.9

13.0

Crédit à l’économie

28.5

13.3

15.2

13.4

14.1

12.1

(En pourcentage du PIB sauf indication contraire)

Opérations de l’administration centrale

Total des recettes et dons

20.0

20.0

20.4

20.4

20.5

20.7

Total des recettes

18.5

18.6

19.2

19.2

19.4

19.6

Total des dépenses

22.8

24.0

24.9

24.4

23.6

23.7

Solde global, dons compris, base d’ordonnancements

-2.8

-4.0

-4.5

-4.0

-3.0

-3.0

Investissement brut

20.1

17.7

19.5

21.8

22.4

23.5

Administration centrale

6.7

7.4

7.5

7.6

7.2

7.3

Hors secteur public

13.4

10.3

12.0

14.2

15.1

16.2

Epargne intérieure brute

23.6

20.3

20.4

21.7

22.4

23.6

Administration centrale

2.9

2.2

2.0

2.6

3.6

4.1

Hors secteur public

20.7

18.2

18.4

19.2

18.8

19.4

Solde extérieur

Solde des transactions courantes

-0.6

-1.2

-3.5

-3.9

-3.7

-3.7

Solde global

2.0

-1.2

1.0

1.1

0.0

0.6

Dette du secteur public

Dette de l’administration centrale, brute

47.3

48.4

49.8

52.6

51.0

49.7

Dette de l’administration centrale (hors C2D)

40.7

43.1

45.3

49.1

48.4

47.9

Dette extérieure

29.5

29.0

30.5

36.7

36.8

34.1

Dette extérieure (hors C2D)

22.2

23.4

25.4

32.7

33.8

31.9

Pour mémoire:

PIB nominal (milliards FCFA)

19,595

20,931

22,151

23,892

25,957

28,307

Taux de pauvreté (en pourcentage)

46.3

Sources: autorités ivoiriennes; estimations et projections des services du FMI.

[1] La FEC est un mécanisme de prêt qui apporte un accompagnement soutenu à moyen ou à long terme sous la forme d’un programme dans les cas de problèmes persistants de balance des paiements.

[2] Le MEDC a été créé pour apporter un concours à des pays i) qui sont aux prises avec de graves déséquilibres de balance des paiements à cause d’obstacles structurels ou ii) qui affichent une croissance lente et une position de balance des paiements intrinsèquement fragile.

Département de la communication du FMI
RELATIONS AVEC LES MÉDIAS
ATTACHÉ DE PRESSE: Gediminas Vilkas
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Graphique de la semaine : éduquer les filles et les femmes pour plus d’égalité

Source: IMF – News in French

IMFBlog22 ao�t 2018
Des �coli�res � Valladolid, au Mexique : les politiques qui privil�gient l’�ducation des filles accroissent la probabilit� qu’elles participent � la vie active (photo: kertu_ee/iStock by Getty Images).
Les politiques publiques ont permis d’accro�tre le taux d’activit� des femmes, mais ces derni�res repr�sentent encore un pourcentage de la population active plus faible que les hommes dans la plupart des pays. Parmi les nombreuses politiques disponibles, par exemple l’�ducation et la protection juridique, quelles sont les plus rentables pour r�duire les in�galit�s entre les femmes et les hommes ?
Notre graphique de la semaine, qui repose sur une r�cente �tude du FMI, montre que les politiques qui r�duisent les �carts entre les femmes et les hommes sur le plan de l’�ducation ont �t� les plus efficaces dans toutes les r�gions.
En analysant des donn�es allant de 1980 � 2014, les auteurs de l’�tude notent que l’�ducation a contribu� � r�duire l’�cart entre les femmes et les hommes davantage en Am�rique du Nord (de 47 points de pourcentage) que dans n’importe quelle autre r�gion, parce que le nombre moyen d’ann�es de scolarit� des filles est bien plus �lev�. L’Europe et l’Asie centrale ont r�duit l’�cart de plus de 41 points de pourcentage, et l’Asie de l’Est et le Pacifique de plus de 35 points de pourcentage. Avec une r�duction de 16 points de pourcentage chacune, l’Asie du Sud-Est et l’Afrique subsaharienne ont le potentiel pour combler leur retard.

Pendant la p�riode consid�r�e, la plupart des r�gions ont aussi pu r�duire l’�cart de taux d’activit� de plus de 10 points de pourcentage en moyenne gr�ce � leurs institutions juridiques et � l’�galit� de la protection juridique des femmes. La solidit� des institutions juridiques (cours supr�mes, Parlement et chef d’�tat), mesur�e par la lutte contre la corruption et la notation du risque �conomique d’un pays, a contribu� � accro�tre le taux d’activit� des femmes.
L’�galit� de la protection juridique des femmes, en particulier sur le plan des h�ritages, a contribu� aussi � r�duire l’�cart dans ces pays. Le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord constituent une exception : le nombre de restrictions juridiques contre les femmes y reste en effet relativement �lev�.
Les infrastructures, en particulier l’am�lioration des installations d’assainissement, peuvent jouer un r�le important dans les pays moins d�velopp�s. Gr�ce � une am�lioration des installations, y compris l’acc�s � l’eau courante et � l’�lectricit�, les travaux m�nagers n�cessitent moins de temps, et les possibilit�s de participer au march� du travail augmentent. L’Asie du Sud et l’Afrique subsaharienne ont le potentiel pour combler leur retard par rapport aux autres r�gions.
Si les �carts entre les hommes et les femmes ont �t� r�duits consid�rablement ces derni�res ann�es, ces derni�res ne participent pas � la vie active autant que les hommes dans la plupart des pays. L’acc�s d’une femme � l’�ducation, aux services sociaux et financiers, et � la protection juridique reste limit� au mieux, surtout dans les pays �mergents et les pays � faible revenu.
Il en r�sulte moins de pouvoir �conomique pour les femmes, une �pargne et des retraites plus basses, ainsi qu’une croissance et un d�veloppement �conomique plus faibles dans ces pays.
Les politiques publiques peuvent largement contribuer � r�duire les �carts de taux d’activit� entre les femmes et les hommes, par exemple :

�ducation

Les filles doivent aller � l’�cole et y rester.

Politique budg�taire

Am�liorer les infrastructures, surtout les installations d’assainissement dans les pays � faible revenu.

Campagnes d’information et politique sociale

R�duire les taux de f�condit� des adolescentes et l’�ge du mariage pour que les jeunes filles restent � l’�cole.

� lire �galement :Graphique de la semaine : l’�galit� salariale reste une probl�matique mondialeMettre fin au harc�lement pour aider l’�conomie

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Pour l’entrepreneur africain, ce qui semble être des difficultés constitue des opportunités

Source: IMF – News in French

le 17 août 2018

Arbre de baobab, le symbole national du Sénégal. Mame Khary Diène transforme ses graines abondantes en huiles exotiques (iStock by Getty Images)

Chaque pays en Afrique subsaharienne a son propre ensemble de défis et de possibilités, La communauté internationale a beaucoup investi ces dernières années à savoir comment augmenter la croissance économique de la région, mais la majorité des Africains diraient que le développement de l’Afrique reste entre les mains de ses jeunes entrepreneurs. Mame Khary Diène est une de ces entrepreneurs du Sénégal, où elle transforme les graines de l’énorme arbre de Baobab en huiles exotiques pour la peau. L’huile de Baobab fabriqué par son entreprise est recherchée dans le monde entier. Mame Khary Dienne a été invité à parler de l’investissement privé en Afrique au cours des réunions de Printemps du FMI et de la Banque Mondiale.
Mame Khary Diène, fondatrice et directrice générale de Bio essence.

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Graphique de la semaine : les véhicules électriques s’engagent sur une route sinueuse

Source: IMF – News in French

Christian Bogmans et Lama Kiyasseh13 ao�t 2018 Borne de rechargement pour voitures �lectriques � Berlin : les prix du lithium et du cobalt, composants essentiels des batteries rechargeables, grimpent en raison de l’offre limit�e de ces mati�res et de la demande en hausse pour les voitures �lectriques (photo : Jens Kalaene/Newscom)
L’envol�e de la demande pour les voitures �lectriques a �t� en partie port�e par la baisse du co�t des batteries lithium-ion—due au progr�s technologique—qui alimentent toute une gamme de machines, des voitures �lectriques aux smartphones.
Le lithium et le cobalt sont des composants essentiels des batteries utilis�es dans les voitures �lectriques. Maintenant, la demande en pleine croissance pour les batteries rechargeables fait grimper les cours de ces mati�res premi�res et suscite des pr�occupations quant � une �ventuelle p�nurie capable de ralentir le d�ploiement des v�hicules �lectriques.
Le prix du carbonate de lithium a augment� de plus de 30 % en 2017. La hausse du prix du cobalt est encore plus spectaculaire : plus 150 % entre septembre 2016 et juillet 2018. Comme nous l’avions indiqu� dans le graphique de la semaine des Perspectives de l’�conomie mondiale du mois d’avril dernier, cette mont�e en fl�che du prix du cobalt n’est pas une premi�re historique.

Contrairement au lithium, le prix du cobalt devrait rester �lev� en raison d’une offre limit�e et d’une demande en hausse. En 2016, plus de 50 % du cobalt mondial a �t� produit par la R�publique d�mocratique du Congo.
Les prix du cobalt ont �galement �t� instables en raison de l’ins�curit� de sa cha�ne d’approvisionnement. Comme l’illustre ce graphique, le cours du cobalt a connu quatre p�riodes de flamb�e depuis 1915. Le march� a vite r�agi � celles de 1978–81 et de 1995–96 : la production mondiale a augment� de 54,1 % en 1983 et de 36,1 % en 1995, d�passant de loin la moyenne sur 50 ans de 4,8 %. La hausse des prix enregistr�e depuis 2016 et celle pr�vue pour 2018-19 laissent penser que l’histoire pourrait �tre en train de se r�p�ter, entra�nant un nouveau rebond de la production, du moins provisoire. En effet, les prix du cobalt se sont quelque peu contract�s ces derniers mois, en r�action � une production bien plus forte en R�publique d�mocratique du Congo et � une demande plus faible de la part de la Chine.
Plusieurs facteurs pourraient limiter cette volatilit� des prix, comme le d�veloppement des fili�res de recyclage du cobalt et la d�couverte de nouvelles techniques d’extraction primaire.
Et surtout, la technologie des batteries continue d’�voluer et pourrait � terme stopper la hausse des prix du cobalt. Une des principales alternatives au mod�le actuel de batterie lithium-ion, la batterie � �lectrolyte solide, nous permettrait de produire des batteries plus petites et � forte densit� �nerg�tique sans cobalt.
En poursuivant la recherche et l’innovation dans ce domaine, de nouvelles avanc�es dans la conception de voitures �lectriques et d’appareils �lectroniques portables pourraient �tre � l’horizon.
� lire aussi :
Chart of the Week: Electric Takeover in Transportation
La mondialisation aide � diffuser les connaissances et la technologie � travers les fronti�res
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Christian Bogmans est �conomiste au d�partement des �tudes du FMI (unit� mati�res premi�res). Il s’int�resse principalement aux domaines de l’�conomie environnementale et �nerg�tique ainsi qu’au commerce international, tout particuli�rement au lien entre commerce, ressources naturelles et environnement. Avant d’int�grer le FMI, il a �t� charg� de cours (professeur adjoint) � l’universit� de Birmingham au Royaume-Uni. Il est titulaire d’un doctorat en �conomie de l’universit� de Tilburg.
Lama Kiyasseh est charg�e d’�tudes au d�partement des �tudes du FMI, aupr�s de l’unit� mati�res premi�res. Elle s’int�resse notamment � l’�conomie �nerg�tique et � l’infrastructure et ses r�cents travaux ont port� sur l’�nergie renouvelable et la demande historique en �nergie. Elle est titulaire d’un master en �conomie internationale de la School of Advanced International Studies (SAIS) de l’universit� Johns Hopkins.

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