IMF Executive Board Completes First Review Under the Extended Credit Facility and Approves US$25.1 Million Disbursement for Burkina Faso

Source: IMF – News in French

le 21 décembre 2018
Burkina Faso faces large social and physical infrastructure gaps, a deteriorating security situation, and unease among the rapidly-expanding population about economic prospects.
Burkina Faso’s program aims to create fiscal space for priority spending.
On December 21, 2018, the Executive Board of the International Monetary Fund (IMF) completed the first review of Burkina Faso’s economic performance under a three-year program supported by the IMF’s Extended Credit Facility (ECF). Completion of the review enables the disbursement of the equivalent of SDR18.06 million (about US$25.1 million), bringing total disbursements under the arrangement to the equivalent of SDR36.12 million (about US$50.1 million). The Board also approved the authorities’ request for a waiver for nonobservance of a performance criterion, and the modification of performance criterion.
Burkina Faso’s three-year ECF-supported program for the equivalent of SDR108.36 million (about US$150.3 million or 90 percent of the country’s quota at the time of approval of the arrangement), was approved on March 14, 2018 (see Press Release No. 18/86). A key objective of the program is to create fiscal space for priority spending by strengthening revenue mobilization, containing current spending and improving the efficiency of public investment.
The Board also concluded the 2018 Article IV consultation. A press release will be issued separately.
Following the Executive Board discussion, Mr. Tao Zhang, Deputy Managing Director and Acting Chair, made the following statement:
“With recent policy actions, performance under the ECF-supported program is broadly on track. Burkina Faso is a low-income country with significant development challenges. Despite some improvements in recent years, Burkina Faso’s human development indicators remain among the lowest in the world and poverty remains high. Priority areas for reform include alleviating infrastructure bottlenecks, notably in energy and transportation, increasing productivity and value-added in the agricultural sector, diversifying the economy, and enabling the financial sector to better support inclusive growth.
“The Burkinabe authorities remain strongly committed to the ECF-supported program despite difficult challenges and risks to the outlook, including from security shocks and social tensions. The immediate challenge for the Burkinabe authorities is to pursue development and security objectives in a manner consistent with the authorities’ commitment to achieving a fiscal deficit of no more than 3 percent of GDP by 2019.
“Burkina Faso’s growing security spending needs combined with the large social and development agenda make the acceleration of reforms critical. For the short and medium term, efforts should focus on creating fiscal space for priority investment, social, and security spending through additional revenue mobilization; containment of recurrent spending, particularly the wage bill; and improved spending efficiency.
“The authorities are encouraged to expedite the comprehensive reforms of public-sector compensation already underway to stem the unsustainable rise of the public-sector wage bill. In the short term, efforts should be made to contain the growth of the wage bill, including from reducing recruitments in nonpriority sectors and examining the scope to rationalize allowances and bonuses.”

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MIL OSI

Le conseil d’administration achève la troisième revue de l’accord en faveur du Tchad au titre de la facilité élargie de crédit et approuve un décaissement de 48,6 millions de dollars

Source: IMF – News in French

le 21 décembre 2018
Les résultats obtenus dans le cadre du programme appuyé par le FEC sont satisfaisants, et la position budgétaire continue de s’améliorer grâce à la solide volonté des autorités.
Il est nécessaire d’opérer des réformes supplémentaires pour soutenir la reprise économique.
Le programme économique du Tchad est appuyé par la mise en œuvre de politiques et de réformes par les institutions régionales, ce qui est essentiel pour son succès.
Le 21 décembre 2018, le conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) achevé la troisième revue du programme économique et financier du Tchad qui est appuyé par un accord au titre de la facilité élargie de crédit (FEC). L’achèvement de la revue permet de décaisser 35,05 millions de DTS (environ 48,6 millions de dollars), ce qui porte le total des décaissements au titre de l’accord à 140,2 millions de DTS (environ 194,5 millions de dollars).
Le conseil d’administration a approuvé aussi la demande présentée par les autorités d’une dérogation pour inobservation du critère de réalisation continu relatif à l’accumulation de nouveaux arriérés de paiements extérieurs par l’État et les entreprises publiques non financières
L’accord FEC en faveur du Tchad a été approuvé par le conseil d’administration le 30 juin 2017 (voir communiqué de presse n° 17/257) pour un montant de 224,32 millions de DTS (environ 312,1 millions de dollars, ou 160 % de la quote-part du pays). Le programme appuyé par la FEC vise à aider le Tchad à rétablir la stabilité macroéconomique, à jeter les bases d’une croissance vigoureuse et inclusive, et à contribuer à l’effort régional qui est déployé pour rétablir et préserver la stabilité extérieure de la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (CEMAC).
À l’issue des débats du conseil d’administration, M. Tao Zhang, directeur général adjoint président par intérim, a prononcé la déclaration ci-après :
« Les résultats obtenus dans le cadre du programme appuyé par la FEC sont satisfaisants, grâce à la solide volonté affichée par les autorités. La mise en œuvre résolue du programme des autorités contribuera à consolider la stabilité macroéconomique et à favoriser une croissance diversifiée et inclusive. Le programme de réformes structurelles se poursuit, en dépit de certains retards.
« Les autorités sont déterminées à continuer de stabiliser la position budgétaire, de dynamiser la croissance hors pétrole et de réduire la vulnérabilité du secteur bancaire. À cet égard, il s’agit principalement de maîtriser la masse salariale, ainsi que d’améliorer la mobilisation des recettes intérieures et la gestion des finances publiques. Cela contribuerait à créer un espace suffisant pour accroître les dépenses sociales et l’investissement public, et pour réduire la dette et les arriérés intérieurs. Il sera essentiel aussi de renforcer la législation relative à la lutte contre la corruption et de s’attaquer aux faiblesses de certaines banques intérieures.
« Le programme du Tchad continue d’être appuyé par la mise en œuvre de politiques et de réformes d’accompagnement par les institutions régionales dans les domaines de la réglementation des changes et du cadre de la politique monétaire, et de contribuer à une augmentation des avoirs extérieurs nets régionaux, ce qui est essentiel pour le succès du programme. »

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Cinq graphiques pour expliquer l’économie mondiale en 2018

Source: IMF – News in French

L’économie mondiale a entamé l’année 2018 sur une note positive, mais cet élan s’est essoufflé. (photo: scyther5/iStock)
le 20 décembre 2018
L’économie mondiale a entamé l’année 2018 sur une note positive à la suite de l’accélération de la production mondiale et des échanges tout au long de 2017. Mais à mesure que les investisseurs ont perdu confiance dans les perspectives économiques mondiales, l’embellie s’est essoufflée.

Cet essoufflement s’explique entre autres par les droits de douane appliqués par des grands pays, en particulier les États-Unis, et par les mesures prises en représailles par d’autres pays, dont la Chine. Les déclarations laissant de plus en plus de place au protectionnisme entraînent une plus grande incertitude de la politique commerciale, ce qui pèse sur les décisions d’investissement.

Malgré cela, l’économie américaine a connu une expansion rapide en 2018, les réductions d’impôts et l’augmentation des dépenses stimulant la demande. En conséquence, la Réserve fédérale a continué de relever son taux directeur. Les taux d’intérêt des obligations américaines à long terme ont augmenté dans une moindre mesure, car les investisseurs perçoivent des risques pour la croissance future et apprécient la sécurité des valeurs du Trésor américain.

La croissance et les taux d’intérêt ayant augmenté plus rapidement aux États-Unis que dans les autres grands pays, le dollar s’est apprécié par rapport à la plupart des autres monnaies en 2018.

Plusieurs pays émergents vulnérables se retrouvent dans une situation délicate à cause de l’augmentation de la valeur du dollar et du moindre appétit des investisseurs financiers internationaux pour le risque. Le coût de l’emprunt extérieur a augmenté pour la plupart de ces pays, mais dans des proportions très variables.

Quelle trajectoire l’économie mondiale suivra-t-elle en 2019 ? Le FMI présentera ses prévisions le 21 janvier, dans la mise à jour des Perspectives de l’économie mondiale.
À consulter :
G-20 : il faut rehausser la croissance inclusive
La croissance mondiale se stabilise tandis que des risques économiques se matérialisent
Le système financier est plus solide mais de nouveaux facteurs de vulnérabilité sont apparus depuis la crise de 2008
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Oya Celasun dirige depuis novembre 2015 la division des études économiques mondiales au département des études du FMI. Elle était auparavant chef de mission du FMI pour l’Uruguay (2013–2014), ainsi qu’économiste et chef adjointe au sein des équipes chargées des États-Unis et du Canada (2008–2012). Elle a publié de nombreux travaux universitaires et stratégiques sur la viabilité de la dette publique, le risque souverain et la dette des entreprises, l’inflation dans les pays émergents, ainsi que le coût des flux d’aide imprévisibles dans les pays à faible revenu.
Gian Maria Milesi-Ferretti est directeur adjoint du département des études du FMI. Il supervise les travaux du département consacrés à la surveillance multilatérale, y compris les Perspectives de l’économie mondiale et les rapports sur les effets de contagion. Il était auparavant directeur adjoint du département Hémisphère occidental et chef de mission du FMI pour les États-Unis. Il a obtenu son diplôme de premier cycle en économie à l’Università di Roma La Sapienza en 1985, puis son doctorat à Harvard en 1991. Il a ensuite travaillé à la London School of Economics, avant d’entrer au FMI en 1993.
Il a publié de nombreux articles dans des revues à comité de lecture sur les flux de capitaux internationaux, l’intégration financière internationale, la viabilité du solde des transactions courantes, les contrôles de capitaux, la fiscalité et la croissance, et l’économie politique. Son article « The External Wealth of Nations Mark II » (dont Philip Lane est co-auteur) a été couronné du prix Bhagwati récompensant le meilleur article publié dans la revue Journal of International Economics en 2007–2008. Depuis 1996, il est chercheur associé au Center for Economic Policy Research (CEPR) basé à Londres.
Maurice Obstfeld est le conseiller économique et directeur du département des études du FMI, en disponibilité de l’université de Californie, à Berkeley, où il est professeur d’économie Class of 1958 et anciennement directeur de la faculté d’économie (1998–2001). Professeur à Berkeley depuis 1991, il a auparavant occupé les postes de professeur titulaire à Columbia (1979–1986) et à l’Université de Pennsylvanie (1986–1989), et de professeur invité à Harvard (1989–1990). Il a obtenu son doctorat en économie au MIT en 1979, après avoir étudié à l’Université de Pennsylvanie (licence, 1973) et au King’s College de l’Université de Cambridge (maîtrise, 1975).
De juillet 2014 à août 2015, M. Obstfeld a été membre du Conseil des conseillers économiques du président Obama. De 2002 à 2014, il a occupé le poste de conseiller honoraire auprès de l’Institut d’études économiques et monétaires de la Banque du Japon. Il est en outre membre de la Société d’économétrie et de l’Académie américaines des arts et des sciences. M. Obstfeld a notamment reçu les distinctions suivantes : le prix Tjalling Koopmans de l’Université de Tilburg, le prix John von Neumann du Rajk Laszlo College of Advanced Studies (Budapest), et le prix de l’Institut Bernhard Harms de l’Université de Kiel. Il a participé à des conférences de renom, dont la conférence annuelle Richard T. Ely de l’American Economic Association, la conférence L. K. Jha Memorial de la Banque de réserve de l’Inde, et la conférence Frank Graham Memorial de l’Université de Princeton. M. Obstfeld a été membre du comité de direction ainsi que vice-président de l’American Economic Association. Il a également été consultant et a donné des cours au FMI, ainsi que dans de nombreuses banques centrales dans le monde.
Il a par ailleurs coécrit deux des ouvrages phares en économie internationale — Économie internationale (10e édition, 2014, avec Paul Krugman et Marc Melitz), et Foundations of International Macroeconomics (1996, avec Kenneth Rogoff) —, ainsi qu’une centaine d’articles de recherche sur les taux de change, les crises financières internationales, les marchés mondiaux de capitaux, et la politique monétaire.

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Le conseil d’administration du FMI achève la troisième revue de l’accord élargi en faveur du Gabon et approuve un décaissement de 99 millions de dollars

Source: IMF – News in French

le 19 décembre 2018
La décision du conseil d’administration porte le total des décaissements du FMI en faveur du Gabon à environ 395,9 millions de dollars.
Le programme de réformes économiques du gouvernement, qui est appuyé par le FMI, a pour objectif de rétablir la stabilité macroéconomique et de jeter les bases d’une croissance inclusive.
Le 19 décembre 2018, le conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a achevé la troisième revue du programme économique du Gabon qui est appuyé par un accord élargi au titre du mécanisme élargi de crédit (MEDC) [1]. L’achèvement de la revue permet de décaisser immédiatement 71,43 millions de DTS (environ 99 millions de dollars). Cela porte le total des décaissements au titre de l’accord jusqu’à présent à 285,72 millions de DTS (environ 395,9 millions de dollars).
En achevant la troisième revue, le conseil d’administration a approuvé les demandes présentées par les autorités d’une dérogation pour inobservation d’un critère de réalisation et d’une modification de critères de réalisation.
L’accord élargi triennal en faveur du Gabon, d’un montant de 464,4 millions de DTS (environ 642 millions de dollars au moment où il a été approuvé, ou 215 % de la quote-part du pays), a été approuvé par le conseil d’administration le 19 juin 2017 (voir communiqué de presse n° 17/233). Le programme de réformes économiques du gouvernement, qui est appuyé par le FMI, a pour objectif de rétablir la stabilité macroéconomique et de jeter les bases d’une croissance inclusive. Il cherche aussi à assurer la viabilité de la dette au niveau national et à contribuer à la stabilité extérieure de la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (CEMAC).
À l’issue des débats du conseil d’administration, M. Mitsuhiro Furusawa, directeur général adjoint et président par intérim, a prononcé la déclaration ci-après :
« Les résultats obtenus par le Gabon dans le cadre de l’accord MEDC se sont améliorés. Les autorités ont pris des mesures importantes et difficiles pour maintenir le programme en bonne voie en dépit des élections législatives d’octobre 2018. Cependant, la reprise économique demeure fragile et il est nécessaire de poursuivre l’assainissement des finances publiques et d’opérer des réformes cruciales pour réaliser une croissance vigoureuse et durable.
« Les autorités sont déterminées à continuer d’assainir les finances publiques sans nuire à la croissance. Il s’agit de s’employer de manière résolue à accroître les recettes non pétrolières et à maîtriser les dépenses non prioritaires, tout en protégeant les dépenses sociales et l’investissement. Il est prioritaire aussi de renforcer l’exécution du budget et la gestion des recettes pétrolières, ainsi que de continuer d’améliorer la gestion de trésorerie et la gestion de la dette.
« Il est essentiel pour la croissance de préserver la stabilité du secteur financier. Les autorités ont l’intention d’accélérer la liquidation des trois banques en difficulté et de s’attaquer promptement au niveau excessif des prêts improductifs afin de contribuer à la stabilité financière, ainsi que de promouvoir le crédit au secteur privé et la croissance.
« Le programme du Gabon continue d’être appuyé par la mise en œuvre de mesures et de réformes d’accompagnement par les institutions régionales dans les domaines de la réglementation des changes et du cadre de politique monétaire, et de contribuer à une augmentation des avoirs extérieurs nets régionaux, ce qui est essentiel pour garantir le succès du programme. »

[1] Le mécanisme élargi de crédit a été créé pour apporter un concours à des pays i) qui sont aux prises avec de graves déséquilibres de balance des paiements à cause d’obstacles structurels ou ii) qui affichent une croissance lente et une position de balance des paiements intrinsèquement fragile. Il offre une aide à l’appui de vastes programmes qui prévoient des mesures de portée et de nature nécessaires pour corriger les déséquilibres structurels sur une période prolongée.

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Les services du FMI concluent leur mission de consultation au titre de l’article IV de 2018 à Djibouti

Source: IMF – News in French

le 19 décembre 2018
Les communiqués de presse publiés en fin de mission par les services du FMI incluent des déclarations qui expriment leurs observations préliminaires au terme d’une mission dans un pays. Les opinions exprimées dans ces conclusions sont celles des services du FMI et ne sont pas nécessairement celles du Conseil d’administration. Sur la base des observations préliminaires de cette mission, les services du FMI établiront un rapport qui, sous réserve de l’approbation de la direction, sera soumis à l’examen et à la décision du Conseil d’administration du FMI.
La stratégie visant à positionner Djibouti en tant que pôle logistique et commercial offre de grandes opportunités de croissance économique et de développement.
Assurer la viabilité de la dette est une priorité. Cela demande de renforcer la rentabilité des projets d’investissement publics et de réformer la gouvernance des entreprises publiques, la gestion des finances et de la dette publiques, et la fiscalité.
Djibouti doit accélérer les réformes pour faciliter la transition vers une croissance tirée par le secteur privé, génératrice d’emplois et réduisant la pauvreté.
Une équipe du Fonds monétaire international (FMI) dirigée par Stéphane Roudet s’est rendue à Djibouti du 4 au 17 décembre pour des discussions dans le cadre de la consultation au titre de l’Article IV. A la fin de la visite, M. Roudet a fait la déclaration suivante :
« La stratégie d’investissement dans les infrastructures, qui vise à transformer l’économie djiboutienne et positionner le pays en tant que pôle logistique et commercial pour la sous-région, offre de grandes opportunités de croissance économique et de développement. Pour autant, le financement de cette stratégie à travers l’accumulation de dette a abouti à une situation de surendettement qui présente des risques considérables. En effet, la dette publique et garantie par l’État devrait se situer autour de 104 pour cent du PIB à fin 2018. De plus, en dépit d’une croissance soutenue ces dernières années, le taux de chômage reste élevé.
« Les autorités djiboutiennes ont commencé à mettre en œuvre des réformes pour gérer les risques intrinsèques à leur stratégie de développement et maintenir une croissance forte. Ces réformes devraient être approfondies et accélérées afin d’assurer la viabilité de la dette publique et de permettre la transition vers une croissance plus inclusive et durable, tirée par l’investissement et le développement du secteur privé, génératrice d’emplois et réduisant la pauvreté.
« La croissance économique ralentit—de près de 9,5 pour cent en moyenne au cours de la période 2014–16 à environ 6,5 pour cent cette année, du fait de la diminution sensible des investissements publics dans les infrastructures. Cependant, elle devrait rester robuste à moyen terme, de l’ordre de 6 pour cent, tirée par une croissance soutenue des exportations et de l’investissement privé, si toutefois les réformes structurelles continuent à avancer.
« Pour assurer la viabilité de la dette, il est important que les réformes permettent de garantir la rentabilité économique et sociale des nombreux projets mis en œuvre. Il convient par ailleurs de générer des excédents primaires du secteur public suffisants pour réduire la dette publique. Tout cela nécessite la mise en œuvre de réformes des entreprises publiques, de la gestion des finances et de la dette publiques, de la fiscalité, ainsi que du climat des affaires et des politiques de développement humain.
« Générer davantage de ressources pour l’État en réformant les entreprises publiques, en réduisant les dépenses fiscales, et en améliorant l’efficience des dépenses permettrait non seulement d’assoir une amélioration de la viabilité de la dette, mais également de créer l’espace nécessaire aux dépenses prioritaires pour réduire la pauvreté.
« Des progrès importants ont été réalisés ces dernières années pour améliorer l’environnement des affaires. Les autorités sont encouragées à poursuivre les efforts dans ce domaine ainsi qu’à favoriser davantage la concurrence dans l’économie. Des réformes ambitieuses dans le secteur des télécommunications et de l’électricité sont indispensables pour réduire les prix et améliorer la qualité des services. Il est également important de poursuivre les efforts pour accroître le rendement de l’éducation et la productivité du travail. Ces réformes sont nécessaires pour stimuler l’investissement et la compétitivité du secteur privé. Enfin, les efforts en cours pour renforcer la supervision bancaire et l’inclusion financière sont importants pour solidifier la stabilité financière et la croissance et réduire la pauvreté.
«Renforcer la gouvernance est également nécessaire pour encourager la stabilité macro-financière et la croissance inclusive. Il s’agit notamment d’encourager la mise en œuvre des cadres juridiques et institutionnels visant à améliorer la gestion des finances publiques et la gouvernance des entreprises publiques, la prévention et la lutte contre la corruption et le blanchiment de capitaux.
L’équipe du FMI remercie vivement les autorités djiboutiennes pour leur hospitalité, leur excellente collaboration, et la grande qualité du dialogue. »

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Le conseil d’administration achève les entretiens annuels concernant les politiques communes de la CEMAC et les politiques communes à l’appui des programmes de réforme des pays membres

Source: IMF – News in French

le 18 décembre 2018
Les efforts déployés continuellement par les pays membres de la CEMAC et les institutions régionales ont contribué à éviter une crise immédiate, mais la situation économique reste difficile dans la région.
Les pays membres et les institutions régionales devront tenir intégralement leurs engagements en matière de politique économique et de réforme afin de rétablir la stabilité extérieure de la région et de réaliser une croissance plus élevée et inclusive.
Le 17 décembre 2018, le conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a achevé les entretiens annuels avec la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (CEMAC) concernant les politiques communes des pays membres et les politiques communes à l’appui des programmes de réforme des pays membres.
La situation économique dans la CEMAC reste difficile. La croissance économique régionale, qui a ralenti considérablement après la chute des prix du pétrole en 2014, demeure atone et ne s’est pas encore accélérée comme prévu. La croissance hors secteur pétrolier devrait tomber en 2018 à 1,0 %, contre 2,6 % en 2017. Un rebond plus marqué que prévu du PIB pétrolier (+ 7,3 %) contribuerait néanmoins à une accélération de la croissance globale, de 1,0 % en 2017 à 2,2 % en 2018. L’inflation s’accélère, mais resterait faible, aux alentours de 2 % à la fin de l’année. La situation du secteur bancaire reste difficile, en raison du niveau élevé des arriérés de l’État. Les prêts improductifs ont continué d’augmenter, pour atteindre 17 % du total des prêts à la fin de septembre 2018, tandis que plusieurs banques continuent de ne pas respecter certains ratios prudentiels.
Les avoirs extérieurs nets de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) étaient inférieurs aux prévisions à la fin septembre et devraient le rester jusqu’à la fin de l’année, en dépit de la hausse des prix du pétrole et des efforts déployés par la BEAC et la Commission bancaire d’Afrique centrale (COBAC) pour renforcer l’application de la réglementation des changes. Cela s’explique dans une large mesure par les retards observés dans l’adoption de programmes appuyés par le FMI en République du Congo et en Guinée équatoriale et dans le décaissement de l’aide budgétaire extérieure qui y est liée. Par ailleurs, les efforts budgétaires consentis par les pays qui appliquent un programme appuyé par le FMI sont plus ou moins conformes aux attentes. Pour l’ensemble de la région, le déficit hors pétrole à la fin de 2018 devrait correspondre aux prévisions, tandis que le solde global dépasserait ces dernières en raison d’une augmentation des recettes pétrolières.
À moyen terme, il reste prévu que la situation économique et financière s’améliore de manière progressive. Des réformes visant à améliorer le climat des affaires et la gouvernance, ainsi qu’à renforcer le secteur financier, conjuguées à un desserrement du frein exercé par l’ajustement budgétaire et au remboursement des arriérés de l’État, contribueraient à la reprise progressive de la croissance hors pétrole, qui s’établirait à 4 ½ % d’ici 2021. Le solde budgétaire global (à l’exclusion des dons) serait proche de l’équilibre à compter de 2019, en raison d’une nouvelle réduction du déficit primaire hors pétrole. La dette publique baisserait sensiblement, de près de 50 % du PIB à la fin de 2018 à moins de 44 % du PIB d’ici la fin de 2020. Une nouvelle baisse du déficit des transactions courantes, à environ 1½ % du PIB en 2018-20 (contre 4 % du PIB en 2017), contribuerait à une accumulation progressive de réserves, la couverture des réserves atteignant près de quatre mois d’importations d’ici 2020. Ces perspectives reposent sur la mise en œuvre intégrale par les pays membres de la CEMAC et les institutions régionales des engagements qu’ils ont pris, et sont exposées à des risques considérables, parmi lesquels de nouveaux retards dans l’approbation d’accords financiers avec la République du Congo et la Guinée équatoriale, une baisse des prix du pétrole et un durcissement des conditions financières mondiales.
Évaluation par le conseil d’administration
« Les administrateurs notent que les progrès accomplis dans le cadre de la stratégie régionale ont contribué à éviter une crise immédiate, mais que la stratégie n’a pas encore atteint pleinement ses objectifs : les réserves régionales sont insuffisantes et la croissance non pétrolière demeure atone. Les administrateurs soulignent que l’amélioration de la situation économique et financière régionale à moyen terme dépend crucialement de la mise en œuvre intégrale des engagements pris par les pays membres de la CEMAC et les institutions régionales, ainsi que de l’adoption de programmes appuyés par le FMI par la République du Congo et la Guinée équatoriale. Les administrateurs engagent les autorités de ces pays membres à redoubler d’efforts pour satisfaire aux conditions préalables d’un accord avec le FMI.
« Les administrateurs engagent les autorités des pays de la CEMAC à continuer de mettre en œuvre strictement leur programme d’assainissement budgétaire et de s’attaquer promptement à tout dérapage budgétaire. Cela est essentiel pour reconstituer des amortisseurs budgétaires et des volants de réserves adéquats, et orienter fermement la dette publique à la baisse. Les administrateurs soulignent qu’il est nécessaire d’améliorer la qualité de l’assainissement en renforçant la mobilisation des recettes non pétrolières. Ils soulignent aussi qu’il importe de finaliser et de mettre en œuvre les plans de remboursement des arriérés. Les pays membres doivent aussi appuyer la mise en application de la réglementation des changes par la BEAC et la COBAC, notamment en accroissant la transparence des industries extractives et en veillant à la domiciliation des recettes d’exportation, ainsi qu’au rapatriement et à la cession des avoirs extérieurs par toutes les entités publiques.
« Les administrateurs saluent les mesures correctives qui ont été prises pour s’attaquer à l’insuffisance des avoirs extérieurs nets, notamment le relèvement du taux directeur de la BEAC et la mise en application par la COBAC et la BEAC des limites des positions de change des banques. Les administrateurs saluent aussi les progrès considérables qui ont été accomplis dans la modernisation du cadre opérationnel de la politique monétaire et la rédaction d’une nouvelle réglementation des changes, deux mesures qui, lorsqu’elles seront pleinement effectives, contribueront à renforcer la transmission de la politique monétaire et à ramener l’accumulation des avoirs extérieurs nets en bonne voie.
« Les administrateurs sont d’avis que, après le récent durcissement, l’orientation de la politique monétaire semble adéquate, mais ils soulignent que la BEAC doit être prête à durcir davantage sa politique si nécessaire pour soutenir la stratégie régionale. Ils encouragent aussi la BEAC à continuer de chercher à développer le marché interbancaire, notamment en réduisant davantage l’excès de liquidités.
« Les administrateurs encouragent le secrétariat général de la COBAC à faire du contrôle fondé sur les risques l’axe principal de son plan stratégique pour 2019-21, qui devrait aussi viser à renforcer le cadre et les outils de contrôle, à assurer une résolution plus prompte des banques en difficulté, ainsi qu’à encourager les banques à établir et à mettre en œuvre des plans de réduction des prêts improductifs. Pour atteindre ses objectifs, il sera essentiel de renforcer les ressources humaines du secrétariat général de la COBAC.
« Les administrateurs notent qu’un climat des affaires médiocre et une impression généralisée de corruption continuent de freiner la croissance. Ils encouragent les autorités nationales et régionales à redoubler d’efforts pour rétablir une croissance soutenue et inclusive, et favoriser la diversification, notamment en améliorant la gouvernance, la gestion des finances publiques et la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, en promouvant l’intégration régionale et en favorisant le développement des marchés financiers.
« Les administrateurs notent les progrès considérables qui ont été accomplis par la BEAC et la COBAC en ce qui concerne les assurances fournies dans la lettre de suivi de juin 2018 sur les points suivants : i) achever la modernisation du cadre opérationnel de la politique monétaire et ii) soumettre la réglementation des changes révisée à l’adoption du comité ministériel de l’UMAC, ces deux mesures étant attendues d’ici la fin de 2018. Ils sont d’avis que la BEAC et la COBAC ont pris des mesures correctives satisfaisantes pour s’attaquer à l’insuffisance des avoirs extérieurs nets en juin 2018. Les administrateurs souscrivent aussi aux nouvelles assurances qui figurent dans la lettre de suivi du gouverneur de la BEAC datée de décembre 2018 : il s’agit de réaliser l’accumulation prévue des avoirs extérieurs nets sur la base de l’engagement pris par la BEAC de mettre en œuvre une politique monétaire suffisamment restrictive et des engagements pris par les pays membres de mettre en œuvre des politiques d’ajustement dans le contexte de programmes appuyés par le FMI. Les administrateurs soulignent que la mise en œuvre de ces assurances reste essentielle pour garantir le succès des programmes appuyés par le FMI dans les pays membres de la CEMAC.
« Les vues exprimées par les administrateurs aujourd’hui feront partie des entretiens relatifs aux consultations au titre de l’article IV avec les pays membres de la CEMAC qui se dérouleront d’ici le prochain examen des politiques communes de la CEMAC par le conseil d’administration. Il est prévu que le prochain examen des politiques communes de la CEMAC se déroulera selon le cycle standard de 12 mois. »

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Le conseil d’administration du FMI approuve un accord de 2,97 milliards de dollars en faveur du Maroc au titre de la ligne de précaution et de liquidité

Source: IMF – News in French

le 17 décembre 2018
 Le conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a approuvé aujourd’hui un accord sur deux ans en faveur du Maroc au titre de la ligne de précaution et de liquidité (LPL), pour un montant de 2,1508 milliards de DTS (environ 2,97 milliards de dollars, ou 240 % de la quote-part du pays). L’accès au titre de l’accord pendant la première année sera équivalent à 1,25066 milliard de DTS (environ 1,73 milliard de dollars, ou 140 % de la quote-part).
En dépit d’une forte hausse des prix mondiaux du pétrole, les autorités ont réduit la vulnérabilité budgétaire et extérieure du pays, et ont mis en œuvre des réformes importantes avec l’appui de trois accords LPL sur deux ans consécutifs. Le nouvel accord LPL offrira une assurance contre les chocs extérieurs et appuiera les efforts déployés par les autorités pour continuer de renforcer la résilience de l’économie et promouvoir une croissance plus élevée et plus inclusive.
Les autorités ont l’intention de considérer ce nouvel accord comme un accord de précaution, comme elles l’ont fait pour les trois accords précédents. Le premier accord LPL en faveur du Maroc, d’un montant de 4,1 milliards de DTS (environ 6,2 milliards de dollars au moment où il a été approuvé) a été approuvé le 3 août 2012 (voir communiqué de presse n° 12/287). Le deuxième, d’un montant de 3,2 milliards de DTS (environ 5 milliards de dollars au moment où il a été approuvé) a été approuvé le 28 juillet 2014 (voir communiqué de presse n° 14/368), et le troisième, d’un montant de 2,5 milliards de DTS (environ 3,5 milliards de dollars au moment où il a été approuvé), le 22 juillet 2016 (voir communiqué de presse n° 16/355).
La LPL a été mise en place en 2011 afin de répondre de manière plus souple aux besoins de liquidité de pays membres qui affichent des paramètres fondamentaux sains et un bilan solide en matière d’exécution de la politique économique, mais qui restent vulnérables à certains égards.
À l’issue des débats du conseil d’administration sur le Maroc, M. Mitsuhiro Furusawa, directeur général adjoint du FMI et président par intérim du conseil d’administration, a prononcé la déclaration ci-après :
« Le Maroc a accompli des progrès considérables dans la réduction de sa vulnérabilité intérieure au cours des dernières années. La croissance est restée robuste en 2018 et devrait s’accélérer progressivement à moyen terme, sous réserve d’une amélioration des conditions extérieures et d’une exécution soutenue des réformes. Les déséquilibres extérieurs ont diminué considérablement, l’assainissement des finances publiques a progressé, et les cadres d’action et institutionnel ont été renforcés, notamment grâce à la mise en œuvre de la récente loi organique relative à la loi de finances, au renforcement de la surveillance du secteur financier, à l’assouplissement du régime de change et à l’amélioration du climat des affaires.
« Néanmoins, les perspectives restent exposées à des risques extérieurs, parmi lesquels une montée des risques géopolitiques, une croissance lente chez les principaux partenaires commerciaux du Maroc et la volatilité des marchés financiers mondiaux. Dans ce contexte, un nouvel accord au titre de la ligne de précaution et de liquidité avec le FMI offrira une assurance utile contre les risques extérieurs, et appuiera l’action entreprise par les autorités pour continuer de réduire la vulnérabilité budgétaire et extérieure, ainsi que promouvoir une croissance plus élevée et plus inclusive.
« Sur la base des progrès accomplis dans le cadre des précédents accords au titre de la ligne de précaution et de liquidité, la poursuite de l’assainissement des finances publiques réduira le ratio dette publique/PIB à moyen terme, tout en garantissant le financement des dépenses d’investissement et des dépenses sociales qui sont prioritaires. Ces efforts doivent reposer sur des réformes de la fiscalité et de la fonction publique, une décentralisation budgétaire judicieuse, un renforcement de la surveillance des entreprises publiques et un meilleur ciblage des dépenses sociales. L’assouplissement du taux de change continuera de renforcer la capacité de l’économie à absorber des chocs et préservera la compétitivité. L’adoption de la loi sur la banque centrale et la poursuite de la mise en œuvre des recommandations du programme d’évaluation du secteur financier 2015 contribueront à renforcer le cadre d’action dans le secteur financier. Enfin, il est essentiel d’opérer des réformes de l’éducation, de la gouvernance et du marché du travail, ainsi que d’améliorer continuellement le climat des affaires pour rehausser la croissance potentielle et réduire le chômage élevé, en particulier le chômage des jeunes, ainsi que pour accroître le taux d’activité des femmes. »

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Le conseil d’administration du FMI achève la troisième revue de l’accord en faveur du Cameroun au titre de la facilité élargie de crédit

Source: IMF – News in French

le 17 décembre 2018
Le Cameroun va recevoir le quatrième décaissement de 76,3 millions de dollars de la part du FMI.
Les performances dans le cadre du programme se sont améliorées, avec des progrès dans les réformes structurelles qui avaient été retardées.
Le programme appuyé par le FMI vise à rétablir la viabilité extérieure et budgétaire du Cameroun et de la CEMAC, ainsi qu’à favoriser la croissance.
Le conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a achevé aujourd’hui la troisième revue de l’accord en faveur du Cameroun au titre de la facilité élargie de crédit (FEC). L’achèvement de cette revue permet de décaisser 55,2 millions de DTS (environ 76,3 millions de dollars), ce qui porte le total des décaissements au titre de l’accord à 317,4 millions de DTS (environ 438,9 millions de dollars).
En achevant la troisième revue, le conseil d’administration a approuvé aussi la demande des autorités d’une dérogation pour le non-respect du critère de réalisation relatif au plafond du financement net de la BEAC et leur demande de modification de deux critères de réalisation relatifs au plafond des emprunts nets de l’administration centrale auprès de la banque centrale, hors financement du FMI, et du critère de réalisation continu relatif aux nouveaux emprunts extérieurs non concessionnels contractés ou garantis par l’État.
L’accord triennal d’un montant de 483 millions de DTS (environ 667,8 millions de dollars, ou 175 % de la quote-part du pays) en faveur du Cameroun a été approuvé le 26 juin 2017 (voir communiqué de presse n° 17/248). Il a pour objectif d’appuyer les efforts déployés par le pays pour rétablir la viabilité extérieure et budgétaire, ainsi que jeter les bases d’une croissance durable, inclusive et tirée par le secteur privé.
À l’issue des débats du conseil d’administration, M. Mitsuhiro Furusawa, directeur général adjoint et président par intérim, a prononcé la déclaration ci-après :
« La performance du Cameroun dans le cadre de son programme appuyé par la FEC est globalement satisfaisante. La plupart des objectifs à fin juin 2018 ont été atteints et les réformes structurelles ont progressé, avec l’achèvement des réformes clés du secteur financier qui avaient été retardées.
« Les autorités restent attachées à l’effort concerté visant à reconstituer les marges de manœuvre budgétaires et extérieurs de la CEMAC. À cette fin, il sera important de s’attaquer à l’insuffisance des recettes et de maîtriser les dépenses d’investissement pour atteindre l’objectif de déficit fixé pour 2018. Il sera essentiel de mettre en œuvre de manière résolue le budget 2019, y compris les mesures visant à mobiliser des recettes non pétrolières en éliminant progressivement les exemptions et en rationalisant d’avantage les dépenses, pour atténuer les risques liés à la situation sécuritaire difficile, à la volatilité croissante des prix des matières premières et à d’autres chocs sur la croissance.
« La dette extérieure publique a rapidement augmenté en 2018, principalement à cause de décaissements plus rapides que prévu de prêts projets étrangers. Pour maintenir la viabilité de la dette, il est essentiel de limiter strictement les nouveaux emprunts non concessionnels et de s’attaquer à l’encours des prêts contractés mais non décaissés. Des ajustements progressifs des prix administrés contribueraient à réduire les subventions et à rétablir la viabilité financière des principales entreprises de services publics, tout en réduisant les risques liés aux passif contingents.
« Les réformes du secteur financier doivent continuer à progresser, y compris une résolution effective des banques en difficulté et une réduction des créances en souffrances. D’autres réformes structurelles devraient porter sur les questions de gouvernance et l’amélioration du climat des affaires afin de soutenir l’investissement privé et accroitre la compétitivité.
« Le programme du Cameroun continue d’être appuyé par la mise en œuvre de politiques et de réformes d’accompagnement de la part des institutions régionales dans les domaines de la réglementation des changes et du cadre de politique monétaire, et de favoriser une hausse des avoirs extérieurs nets régionaux, qui sont essentiels pour le succès du programme.

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Belgique : Conclusions de la mission de consultation de 2019 au titre de l’article IV

Source: IMF – News in French

le 14 décembre 2018
D’importantes réformes mises en œuvre ces dernières années ont soutenu la croissance et l’emploi en Belgique. Cependant, le programme de réformes n’est pas achevé et les risques s’intensifient. Dans ce contexte, nous encourageons les autorités à profiter des conditions économiques favorables pour poursuivre les réformes visant à accroître la résilience de l’économie et à renforcer son potentiel de croissance. Les priorités devraient être les suivantes :
atteindre l’équilibre budgétaire à moyen terme en rendant les dépenses publiques plus efficaces ;
continuer de lutter contre la fragmentation du marché du travail et soutenir l’intégration des groupes vulnérables en améliorant les incitations au travail, en renforçant l’éducation et la formation, en réduisant les obstacles à la mobilité et en liant mieux les salaires à la productivité ;
stimuler la croissance de la productivité en soutenant l’esprit d’entreprise, en augmentant les investissements dans les infrastructures, en renforçant la concurrence dans les services et en rationalisant les réglementations ;
suivre de près l’accumulation de risques conjoncturels dans le secteur financier et se tenir prêt à resserrer davantage la politique macroprudentielle.
Contexte
1. Dix ans après le début de la crise financière mondiale, la Belgique a réalisé des progrès économiques significatifs, portés par des réformes ambitieuses. L’économie a bénéficié de neuf années d’expansion consécutives. Le PIB réel par habitant dépasse dorénavant les niveaux qui prévalaient avant la crise et l’emploi atteint des sommets historiques. Le gouvernement a contribué à ces résultats positifs en mettant en œuvre une grande partie de son programme de réformes économiques, y compris une réforme clé des retraites, une refonte du régime d’imposition des sociétés, une réduction des prélèvements sur le travail dans le cadre du tax shift et d’autres réformes du marché du travail visant à promouvoir la flexibilité et à renforcer la compétitivité. Le secteur financier est également devenu plus résistant grâce à des changements structurels et à l’amélioration du cadre réglementaire et de surveillance.

2. Toutefois, il demeure de la marge pour doper davantage la croissance potentielle et renforcer la résilience de l’économie. Si la Belgique a mieux résisté à la crise que la plupart des pays comparables, sa croissance a récemment ralenti et devrait rester modeste, à 1½ pour cent, l’année prochaine et à moyen terme. En outre, l’économie est exposée à des risques extérieurs grandissants, liés à la montée du protectionnisme, à la hausse des prix de l’énergie, à l’incertitude concernant le brexit et à des turbulences financières accrues en Europe. Une source de risques domestiques tient à l’essoufflement possible du rythme des réformes dans le contexte des prochaines élections. Le principal défi de la Belgique est donc de continuer à jeter les bases d’une croissance potentielle plus élevée tout en renforçant sa capacité à résister à des chocs.
Reconstituer les marges budgétaires
3. Le gouvernement doit faire davantage pour placer la dette publique sur une trajectoire descendante soutenue. Ces dernières années, les autorités ont pris un certain nombre de mesures pour réduire l’impasse budgétaire et la dette publique. Néanmoins, le déficit n’est pas revenu aux niveaux antérieurs à la crise, malgré près d’une décennie d’expansion économique, et il devrait continuer de se creuser, en partie sous l’effet de l’entrée en vigueur à moyen terme des allégements de prélèvements déjà prévus dans la législation. À plus de 100 pour cent du PIB, la dette publique demeure l’une des plus élevées de la zone euro, la cinquième en importance, laissant à la Belgique peu de marge de manœuvre en cas de chocs futurs. Dans ce contexte, le gouvernement devrait abaisser le déficit structurel d’environ ½ pour cent du PIB par an jusqu’à ce que l’équilibre structurel soit atteint. Cela nécessitera des mesures allant au-delà de ce qui est prévu dans le projet de budget de 2019. Une coordination renforcée à tous les niveaux de pouvoir sera essentielle pour permettre à la Belgique d’atteindre ses objectifs budgétaires.
4. Afin de parvenir à une situation budgétaire plus soutenable, il convient de rendre les dépenses plus efficaces. Avec plus de 50 pour cent du PIB, la Belgique affiche l’un des ratios de dépenses les plus élevés d’Europe, bien que ses investissements publics soient parmi les plus faibles. Le gouvernement devrait réduire les doubles emplois dans l’administration publique, rationaliser la fonction publique, réduire le niveau important des subventions et mieux axer les prestations sociales sur les plus vulnérables. Cela allégera le déficit et créera également une marge pour les investissements qui s’imposent dans les infrastructures et pour la préparation de la transition énergétique. En outre, comme le vieillissement de la population tirera vers le haut les dépenses de retraite et de soins de santé, les autorités devraient s’appuyer sur les réformes antérieures pour renforcer la viabilité du système de retraite. Les réformes en matière de dépenses devraient être complétées par des mesures visant à préserver les recettes, notamment en diminuant davantage certaines déductions et exemptions. Pour autant que leur neutralité du point de vue des recettes soit assurée, de nouvelles réductions de la fiscalité sur le travail pourraient également être envisagées, ce qui favoriserait l’emploi et la croissance.
Accroître la production potentielle
5. Des réformes visant à diminuer la fragmentation du marché du travail sont essentielles pour soutenir une croissance plus vigoureuse et plus inclusive. En dépit de gains importants au niveau de l’emploi, partiellement attribuables à des réformes récentes, les groupes vulnérables – en particulier les immigrants non-UE, les jeunes et les personnes faiblement qualifiées – restent largement exclus du marché du travail. De plus, il subsiste des disparités régionales sur les plans de la compétitivité et du chômage et les inadéquations entre l’offre et la demande de main-d’œuvre sont répandues. Le job deal (accord sur l’emploi) conclu durant l’été comporte des mesures opportunes en vue de stimuler le taux d’activité et il conviendrait de le mettre en œuvre sans délai, y compris la réforme du régime des indemnités de chômage. Davantage d’efforts sont néanmoins requis pour remédier aux écarts en matière d’éducation, pour renforcer la qualité de la formation et l’apprentissage tout au long de la vie et pour réduire les obstacles à la mobilité, spécialement pour les groupes vulnérables. Une meilleure liaison des salaires à la productivité pourrait contribuer à améliorer l’affectation des ressources et à soutenir la compétitivité globale.
 
6. Libérer le potentiel de croissance de l’économie nécessite également de supprimer les goulets d’étranglement affectant la croissance des entreprises. La Belgique est confrontée à un manque de dynamisme des entreprises et à une faible culture entrepreneuriale, comme en témoignent les modestes taux d’entrée et de sortie des entreprises et la part assez limitée d’entreprises à forte croissance. L’initiative des pouvoirs publics visant à promouvoir le financement par actions et à développer un écosystème pour les jeunes entreprises innovantes dotées d’un potentiel de croissance est encourageante. Les autorités ne devraient toutefois pas en rester là. De nouveaux efforts sont nécessaires en vue de rationaliser et d’harmoniser les réglementations, d’augmenter les investissements dans les infrastructures, y compris dans le secteur énergétique, d’accroître l’efficacité des dépenses de R&D et de renforcer la concurrence dans les services (en particulier dans les professions réglementées).
Garantir la stabilité du secteur financier
7. Le secteur financier est devenu plus résilient depuis la crise, mais de nouveaux défis se font jour. Les banques ont réduit leurs bilans, ont renforcé leurs coussins de fonds propres et de liquidité et ont adopté des modèles d’entreprise plus conservateurs. Néanmoins, la concurrence plus vive dans un environnement de taux d’intérêt bas a pesé sur les marges d’intérêt, a alimenté un net accroissement du crédit et a conduit à un assouplissement des critères d’octroi de crédits, ce qui a entraîné un gonflement de l’endettement des entreprises et des ménages et a poussé les prix des logements à la hausse, induisant des risques pour la qualité des actifs. Des risques externes liés à la volatilité des marchés financiers mondiaux et à l’incertitude entourant le brexit s’ajoutent aux défis.
8. Dans ce contexte, les autorités doivent surveiller étroitement les vulnérabilités et se tenir prêtes à entreprendre des actions proactives si cela s’avère nécessaire. Nous accueillons favorablement les nouvelles mesures macroprudentielles visant le marché immobilier résidentiel et nous encourageons les autorités à se tenir prêtes à activer le coussin de fonds propres contracyclique pour augmenter la résilience si les risques cycliques devaient persister ou s’intensifier. Les autorités pourraient aussi envisager de revoir le cadre de décision macroprudentielle afin d’asseoir la capacité à déployer un large éventail de politiques macroprudentielles en temps opportun. Dans le même temps, les autorités de surveillance doivent continuer de renforcer le contrôle des risques et de garantir la faisabilité et l’efficacité des stratégies de résolution bancaire. Nous les encourageons également à améliorer la préparation des secteurs financier et non financier dans le cadre du brexit.
La mission remercie les autorités pour leur dialogue constructif et leur aimable hospitalité.

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Graphique de la semaine : les différents scénarios de la croissance en Afrique subsaharienne

Source: IMF – News in French

le 13 décembre 2018
Villageois de la communauté minière de Moruleng en Afrique du Sud. Les pays d’Afrique subsaharienne voient leur croissance économique s’accélérer quand ils comptent moins sur les produits de base et davantage sur les investissements non associés aux ressources naturelles. (Photo : SIPHIWE SIBEKI/Reuters/Newscom)
L’évolution du taux de croissance économique en Afrique au cours des dernières années comporte plusieurs scénarios, généralement influencés par le degré de dépendance à l’égard des produits de base. Notre graphique de la semaine montre que plus l’économie d’un pays dépend des produits de base, plus elle subira les effets du choc de 2014 sur ces produits. Il est également évident que plus le choc est puissant, plus la reprise est difficile.
La croissance moyenne en Afrique subsaharienne devrait atteindre environ 3,1 % en 2018, contre 2,7 % en 2017. Cependant, l’ensemble de la région cache un éventail de situations différentes.
Avant 2014, la région a connu une période soutenue de forte croissance (5,6 % en moyenne entre 2000 et 2013) grâce à de profondes réformes structurelles et à des conditions extérieures très favorables. Depuis le choc sur les cours des produits de base en 2014, la vie est devenue difficile dans de nombreux pays. La croissance régionale a chuté à 1,4 % en 2016, son plus bas niveau en plus de deux décennies.
Les pays ont vécu ce choc et la reprise qui a suivi de manière très différente. La plupart des pays exportateurs de pétrole, notamment l’Angola et le Nigéria, sont entrés en récession après 2014, ce qui se traduit par un plongeon spectaculaire en V dans le graphique. Les conditions de vie dans d’autres pays riches en ressources, comme le Ghana, l’Afrique du Sud et la Zambie, sont également difficiles en raison de la chute des prix de l’énergie et des métaux, et de l’incertitude entourant l’action gouvernementale.

Depuis lors, la légère pente ascendante dans le graphique montre que les pays riches en ressources connaissent une certaine reprise, mais toujours en deçà des niveaux atteints avant 2014. La dynamique de croissance s’est particulièrement renforcée pour les pays exportateurs de pétrole, principalement le Nigéria, tout en restant modérée en Afrique du Sud. Entretemps, quelques pays continuent de faire face à des problèmes de sécurité qui leur font payer un lourd tribut humain et économique. Un tiers de la population de l’Afrique subsaharienne vit dans des pays où le PIB par habitant a chuté en 2017 et devrait encore diminuer en 2018 et 2019.
En même temps, les pays pauvres en ressources ont continué d’afficher une forte croissance, environ 6 % en moyenne, malgré un léger fléchissement après 2014. Cela s’explique en partie par leurs investissements dans les infrastructures publiques, une bonne saison agricole, l’amélioration du climat des affaires et l’impact positif de la baisse des cours du pétrole.
Pour ce qui est de l’avenir, une fois de plus, les perspectives sont inégales. À moyen terme et avec les politiques actuelles en place, la croissance devrait augmenter pour atteindre environ 4 %, soit 1,5 % par habitant, un taux respectable mais pas suffisant pour permettre à la région d’exploiter pleinement son dividende démographique, comme l’illustre le graphique ci-dessous. La région doit stimuler sa croissance pour créer 20 millions d’emplois supplémentaires par an, nécessaires pour absorber les nouveaux arrivants sur les marchés du travail.

De manière générale, la plupart des pays d’Afrique subsaharienne devraient connaître une croissance nettement inférieure à celle attendue dans les pays d’autres régions ayant des niveaux semblables de revenu par habitant. C’est le cas de plusieurs grands pays, dont le Nigéria et l’Afrique du Sud, qui devraient voir leur revenu réel par habitant baisser ou stagner à moyen terme.
Par contre, plusieurs pays, dont l’Éthiopie, le Sénégal et la Tanzanie, devraient voir leur revenu par habitant augmenter plus rapidement que l’on ne s’y attendrait compte tenu de leur niveau de revenu attribuable en partie à de solides investissements publics.
Afin de protéger la reprise et de créer suffisamment d’emplois pour que la région puisse exploiter pleinement son dividende démographique, elle devra réaliser une croissance forte, durable et inclusive. Pour y parvenir, elle devra renforcer la résilience et faciliter la réaffectation de la main-d’œuvre et du capital dans des secteurs plus productifs.

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